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I Congreso Internacional Ciencia y Traducción

Córdoba (Espagne), 20 – 22 avril 2016WP_20160420_09_44_33_Pro

Du 20 au 22 avril a eu lieu le I Congreso Internacional Ciencia y Traducción à Cordoue, , sous le titre « Puentes interdisciplinares y difusión del conocimiento científico » [Ponts interdisciplinaires et diffusion des connaissances scientifiques]. L’événement a été inauguré par M. le Recteur de l’Université de Cordoue et M. le Doyen de la Faculté de Philosophie et Lettres, ainsi que par María del Carmen Balbuena Torezano et Manuela Álvarez Jurado en qualité d’organisatrices. Il m’est impossible ici de faire le résumé de toutes les communications, je ne porterai à votre connaissance que quelques-unes qui ont eu lieu le premier jour, mais pour le plaisir de tous, elles seront publiées dans la revue de traduction Skopos dans le courant de l’année.WP_20160421_16_44_02_Pro

Au programme 35 communications dont les sujets étaient pluridisciplinaires et les approches multiples, les langues présentes étaient l’espagnol, le français, l’anglais, l’allemand, l’italien et le chinois. Nous avons débuté mercredi avec la conférence du professeur Ignacio Ahumada Lara (CSIC) qui a traité « La recepción de la ciencia española en Europa a través de la traducción especializada : muestra pluridisciplinar ». L’étude novateur, car il propose d’étudier les apports de la science espagnole aux discours scientifiques étrangers, montre que si jusqu’au XVIe siècle l’Espagne importe la science, à partir de ce moment l’Espagne va aussi l’exporter et notre science sera ainsi assimilée par d’autres cultures, à l’instar de l’Allemagne qui a toujours porté un regard très attentif à nos avancées. Belén López Arroyo et Roda P. Roberts ont présenté une étude contrastive anglais-espagnol de la phraséologie du langage du vin. María del Carmen Balbuena et Astrid Schmidhofer ont parlé de la productivité de la langue allemande dans la formation de mots du secteur vitivinicole.Pilar Castillo Bernal et María Jesús Garcia Serrano ont traité l’image, la terminologie et la traduction dans le secteur de l’énergie éolienne pour les pairs de langues allemand-espagnol. Manuela Alvarez Jurado a réveillé avant l’heure les papilles gustatives de son public grâce à sa communication sur la naissance de l’art culinaire, une étude terminologique du discours gastronomique français du XIXe siècle. María del Mar Rivas a traité les compétences du traducteur des textes agroalimentaires et a réfléchi à propos de son rôle dans le processus d’internationalisation des entreprises.

L’après-midi  nous avons eu le plaisir d’entendre, entre autres, Carmen Velasco Rengel qui a étudié un roman gothique afin d’observer et d’analyser les difficultés des éléments orthotypographiques dans la traduction littéraire. Celle qui écrit ces lignes a présenté une étude sur les stéréotypes féminins à travers la littérature médicale traduite à la fin du XIXe. À travers l’analyse textuelle et discursive de la monographie Les femmes pendant la période menstruelle (1889) du Dr. Séverin Icard et l’analyse descriptive-comparative de l’original et de sa traduction en espagnol, ainsi que l’analyse de la réception de l’œuvre par les scientifiques espagnols, j’ai pu démontrer que les traductions ont permis l’accès aux discours et représentations valides dans la culture de départ, jouant ainsi un rôle de médiation et participant activement à l’époque dans la régénération scientifique de l’Espagne. Également, cette étude a mis en exergue que la traduction de cette ouvrage a eu un impact sur les stéréotypes féminins car elle a été vecteur de diffusion et de divulgation : on faisait appel à la science afin contrer les revendications des femmes qui réclamaient des libertés politiques, comme le droit de vote.

Javier Martín Párraga a parlé de la terminologie scientifique dans la Renaissance Anglaise et José María Castellano a parlé d’enseignement et de traduction agroalimentaire : il a défini le cadre contextuel, textuel et terminologique dans le processus de traduction des textes oléiques en français-espagnol. Aurora Ruiz Mezcua a proposé une unité didactique pour la formation en interprétation dans le domaine des affaires, il s’agit d’une ressource pédagogique spécialisée pour les étudiants en interprétation qui peuvent ainsi pratiquer en dehors des heures allouées dans leur formation initiale.

Si tout cela vous a donné envie, ne manquez pas la publication de ces articles, et ceux dont je n’ai pas pu parler ici, dans la revue Skopos (revue indexée en Latindex).

Le comité organisateur a su choyer ses invités et, après le travail, la récompense, un bon salmorejo dans le restaurant Casa 10 et le soir une escapade à la dégustation de vins MontillaWP_20160419_13_08_11_Pro-Moriles, où nous avons pu déguster, entre autres, le vin doux naturel Pedro Ximénez, à l’arôme intense et enivrant, onctueux et savoureux. Nous avons pu parcourir les ruelles de Cordoue, ville envoutante dont chaque pierre est marquée par le passage de plusieurs cultures et religions : romaine, visigothe, arabe, juive, chrétienne. WP_20160422_13_35_59_Pro

Le congrès a été clôturé vendredi par un concert de cordes suivi d’une table ronde avec le syndicat des traducteurs ASETRAD, parmi les traducteurs invités nous avons pu écouter Alicia Martorell, traductrice indépendante, mais aussi des interprètes professionnelles qui ont donné des précieux conseils aux étudiants en traduction présents dans la salle.

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Nouvelles pédagogies 3.0 et l’exemple de M. Bertolini

Quand je ne travaille pas, que je ne lis pas, que je ne traduis pas, je me forme en nouvelles pédagogies, nouvelles formes de présenter les contenus, le savoir à transmettre. Pourquoi ? Car, en tant qu’enseignants, nous avons tous constaté que nos pratiques n’arrivent pas toujours à tous les étudiants, car ils sont tous bien différent. Car nous avons pu observer que parmi nos 30 ou 150 élèves ou étudiants, certains ont un apprentissage qui passe par le visuel, d’autres par l’auditif et, même certains, par l’affectif. Autant de manières d’appréhender le savoir. C’est pourquoi nous nous efforçons de varier nos supports et nos approches : pour mieux les captiver, mieux les aider à s’approprier les contenus. Je ne vous découvre rien, c’est ce que nous connaissons tous comme pédagogie différenciée.

Depuis quelques années, les enseignants avons intégré le numérique, les TICE, dans nos pratiques d’enseignement.  Notre jeune public aime ce support. Or, nous avons tous été confrontés à quelques désagréments : matériel multimédia dédié aux élèves qui manquent vite d’accessoires indispensables à l’exercice que nous avions prévu, la perte de temps liée à un matériel parfois obsolète, ou aux élèves qui ont perdu leurs mots de passe et un long etc. qui a réussi en plus d’une occasion à nous faire jurer que plus jamais nous ne reviendrons dans l’espace informatique et resterions bien sages dans nos salles de cours. Malgré tout, le numérique s’impose, arrive en force et nous recevons de plus en plus de pression pour l’inclure dans nos pratiques. On pourrait penser qu’il s’agit d’un lobby industriel et économique qui a trouvé dans les établissements d’enseignement la poule aux œufs d’or : renouvellement du parc informatique, vente de licences, formations, logiciels, plateformes, etc. money, money, money.

Peu importe, la réalité est qu’aujourd’hui nous ne pouvons plus nier l’intérêt et les bénéfices du numérique à condition qu’il soit utilisé à bon scient. Et, c’est là, la difficulté pour nous tous. Il ne suffit plus de dire « il faut que les enseignants s’ouvrent au numérique ». Il nous faut :

  • une vrai formation initiale et continue avec un vrai tutorat pour une mise en place progressive et réussie.
  • l’intégration du numérique par tous les membres de la communauté éducative. C’est l’affaire de tous afin de créer d’espaces collaboratifs et d’offrir une certaine cohérence pédagogique aux élèves / étudiants.
  • un temps de concertation entre les membres des équipes pédagogiques afin d’harmoniser ces pratiques et les contenus.

J’envisage le numérique comme un moyen de plus, pas exclusif dans nos pratiques, pour arriver à notre fin : la transmission du savoir au plus large public possible, sans perdre un seul élève en chemin. Cela comprend donc les classes en mode présentiel, mais aussi des cours à distance, des cours intégrant les MOOC’s, les réseaux sociaux, qui permettent de développer certaines compétences, etc. En cherchant de me conforter dans ma vision d’une nouvelle pédagogie 3.0, je suis tombé sur le site de Marco Bertolini, conseiller et formateur, qui nous offre des schémas, des cartes conceptuelles et argumentaires et surtout un résumé très clair des différents techniques d’enseignement qu’il emploie dans la transmission du savoir. Je le félicite, avec lui, tout devient clair et concret.  Je vous recommande cette page donc son post : Formation innovante : BYOD, hybride, netware, cloud, deep learning.

formation-innovanteImage extraite du site de Marco Bertolini

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Cours intensif à l’école doctorale d’été de l’Université Autonome de Barcelone

L’École Doctorale d’été de l’Université Autonome de Barcelone propose un cours intensif d’été dont l’objectif est de stimuler une recherche de qualité entre les chercheurs qui débutent leur carrière académique et d’offrir une plateforme pour qu’étudiants et professeurs puissent partager leurs intérêts et expériences. Vous trouverez toutes les informations dans ce lien de la Escuela de Doctorado de la UAB.

Les professeurs invités (c’est là que ça devient intéressant) :

  • Prof. Christiane Nord. Hochschule Magdeburg-Stendal. Sujet : “El funcionalismo traductológico: bases teóricas y aplicación a la investigación.
  • Prof. Georges L. Bastin. Université de Montréal. Sujet : “Historia de la traducción: conceptos y metodología.
  • Prof. Sharon Kinsella. University of Manchester. Sujet : “The Rise and Fall of Male Entitlement: men in marriage, love, family and work in contemporary Japan”.
  • Prof. Stig Thøgersen. Aarhus University. Sujet : “Shaping a new generation: changing perceptions of training the ideal Chinese person in the 20th and 21st century”.

Ce cours s’adresse à des doctorants, mais aussi à des étudiants de Master :-D. Elle aura lieu du 30 juin au 4 juillet de 2014. Le droit d’inscription et du cours intensif s’élève à 175 €. Les langues utilisées seron le castillan, le catalan et l’anglais,  I’ll really improve my English J !

De lundi à jeudi, le matin sont proposés 4 séminaires, il faut choisir 2. Mon choix est fait : Christiane Nord et G. Bastin. L’après-midi c’est le tour des ateliers, il faut choisir aussi. Vendredi, la journée sera dédiée à des conférences et présentations des recherches dans le Symposium de Jeunes Chercheurs.

Les professeurs chargés des ateliers :

  • Dra. Amparo Hurtado, Dra. Sara Rovira. (en castellano/catalán)
    Taller 1. Difusión de la investigación y evaluación para la selección de publicaciones en revistas y editoriales.
  • Dra. Amelia Sáiz. (en castellano). Taller 2. Aproximación a la entrevista como técnica de investigación.
  • Dr. Blai Guarné. (en castellano).  Taller 3. Redacción, revisión y publicación de un artículo de ciencias sociales.
  • Dra. Anabel Galán-Mañas. (en castellano).Taller 4. Cómo hacer comunicaciones orales.
  • Prof. Felipe Sánchez. Universitat d’Alacant. Machine translation to translation researchers (title to be confirmed).

Si cela vous intéresse vous avez jusqu’au 30 mai pour vous inscrire.

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La formation en Traduction littéraire en France et en Espagne

Saint Jerôme par Caravaggio

Saint Jerôme par Caravaggio

Et voici mon premier article. Il est important pour moi. Il rend part de ce qui a été mon premier pas vers ma reconversion professionnelle : je veux passer le reste de ma vie à lire, à traduire, à écrire. Ce besoin est devenu force motrice au moment de finir mon mémoire de recherche de Master I Études Hispaniques, que j’ai dédié à la traduction d’un ouvrage d’Alexandre Vialatte, écrivain Français injustement méconnu du public. Au moment de la soutenance, ma directrice de mémoire, interprète, traductrice, professeur d’université, femme intelligente et intéressante, ainsi qu’ une autre membre du jury aussi traductrice, ont salué mes capacités dans l’exercice de la traduction. Mais je me suis vite rendue à l’évidence que mon CV était assez « léger » pour m’annoncer comme la candidate parfaite auprès des maisons d’éditions. C’est ainsi que je me suis mis à chercher des formations en traduction littéraire en France.

Donc ce billet porte sur mes premières déceptions. J’ai visité le site de l’Association des Traducteurs Littéraires de France (ATLF). Je me suis pressée de cliquer sur la première rubrique : « Formation à la traduction littéraire », toutes les formations recensées, une perle, vous avez le choix des lieux, des formations et des prix. Parfait pour les jeunes, pour ceux qui habitent sur place ou qui peuvent se déplacer, pour ceux qui peuvent payer les plus chères. Or, pour une maman qui travaille il s’agit de « mission impossible ».

Je suis donc passée à la deuxième étape : chercher les formations à distance de traducteurs littéraires.  Au sein de l’université publique : il n’y en a pas. Donc j’ai visité la deuxième rubrique de l’ATLF : « École de traduction littéraire du Centre national du Livre ». Cela s’annonçait tellement intéressant, hélas, cette formation s’adresse à des jeunes traducteurs ayant déjà publié. Je me suis tournée vers la rubrique La fabrique des traducteurs adressée à de jeunes traducteurs en début de carrière qui se feront aider par des confrères expérimentés, cela se fait par paire de langues. La paire français-espagnol n’est pas au programme et je ne suis toujours pas traductrice professionnelle et difficilement j’entrerai un jour dans la catégorie de « jeune traductrice». Conclusion : en France, jusqu’à présent il n’y a pas de formation à distance concernant la traduction littéraire pour la paire des langues français-espagnol (pour la paire anglais >français vous pouvez trouver peut-être dans le secteur privé). Alors j’ai entrepris de sortir du territoire Français. J’ai voyagé virtuellement jusque la Belgique et j’ai pu dénicher cette perle :

  • Centre européen de traduction littéraire (CETL). Il peut se faire en présentiel (certains week-ends par an), ou bien entièrement à distance, avec possibilité si vous le souhaitez d’assister aussi en présentiel. Seul bémol le prix assez élevé : 4000 € les deux ans.

J’ai tenté mes recherches en Espagne (toujours à distance), on trouve quelques-unes :

Une autre option : certains masters spécialisés à distance incluent la matière « traduction littéraire », qui consiste en quelques heures de pratique.

En revanche, si vous êtes intéressé(e)s par les formations en présentiel :

  • En France vous pouvez consulter ce lien proposé par cette agence de traduction.
  • En Espagne consultez ce site qui récapitule les universités qui proposent les diverses formations en Traduction : rincón de la traducción. Je vous conseille d’aller voir le blog d’Ismael Pardo Diario de un futuro traductor, où il a récapitulé les formations en traduction et interprétation dans le pays.

Bon courage à vous.

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