(Suite) II Jornadas Internacionales sobre historia de la traducción no literaria

Lo prometido es deuda, os propongo el resumen de dos conferencias más de las II Jornadas Internacionales sobre historia de la traducción no literaria que tuvieron como protagonistas a los traductores de obras técnicas y científicas en la historia (hasta 1900). Cartel II Jornadas Internacionales Valencia

« La correspondencia Cavanilles – Fournier: un vehículo de transmisión científico –técnica a finales del siglo XVIII »
Nicolás Bas Martín

Nicolás Bas Martín nos ofreció una conferencia muy interesante sobre el papel que desempeñó la correspondencia epistolar durante el siglo XVIII, indisociable en esa época de viajes y libros, cuyo soporte es la carta como elemento material, pero también como contribución científica. Esta es la perspectiva desde la que Nicolás Bas estudia el aporte de la correspondencia entre el botánico valenciano Cavanilles y el librero francés Fournier.

En un primer momento, tras su llegada a Paris en 1777, Cavanilles estableció una primera correspondencia con el jesuita valenciano Juan Andrés. En esa época los libros abundaban en París, y eran frecuentes los libreros que Nicolás Bas denomina piratas, libreros ambulantes que abastecían a los lectores en libros sediciosos. A través de esa correspondencia Cavanilles aportó una lista importante de autores franceses, de los cuales cincuenta y cuatro eran científicos. A su vez, Juan Andrés le suministraba la información correspondiente a los autores españoles. Todos estos aportes venían a enriquecer la Enciclopédie méthodique, al mismo tiempo que hicieron posible la circulación de los acontecimientos científicos más importantes de Europa durante la Ilustración.

Sin embargo, tras los acontecimientos de 1789, Cavanilles hubo de abandonar París y regresar a España. A partir de ese momento se establecieron las primeras cartas del librero y editor Fournier (1790) a Cavanilles hasta 1804. De esta manera, y gracias a Cavanilles, entraron en España libros sediciosos y en gran cantidad, unos 800 libros. Cavanilles se convierte en el principal cliente de Fournier y, a su vez, este venderá las obras de Cavanilles. Este intercambio tuvo que hacer frente a la Inquisición española y a la Police du livre en Francia, ya que la ciencia se había convertido en política de estado, y como tal, había que protegerla.

Por último, gracias al estudio de esta correspondencia, Nicolás Bas ha logrado trazar el circuito que hacía posible la circulación del conocimiento científico entre Francia y España e identificar a los actores y agentes que lo hicieron posible. Desde el primer eslabón, Fournier, hasta la clientela final, nobles, intelectuales, Juan Andrés, Blasco, Muñoz, etc., queda manifiesto el papel de mediador cultural que desempeñó Cavanilles, científico comprometido con su tiempo que logró crear opinión pública sobre la ciencia.

« Traduire les sciences en France au siècle des Lumières : communication et collaboration entre traducteurs et savants »
Sabine Juratic – Responsable d’investigation au CNRS (Paris, Institut d’ Histoire moderne et contemporaine, ENS). Conférence de clôture.

L’étude de Sabine Juratic ne se limite pas à la France du XVIIIe et s’intéresse à la circulation des idées du point de vue historique, mais aussi philosophique. L’auteure s’intéresse ici à trois aspects : l’essor des traductions scientifiques en français au XVIIIe, la construction des initiatives de traduction et ses promoteurs et, enfin, la « fabrique de traducteurs ». Elle s’appuie sur des récents travaux : l’article « Science et technique » de Patrice Bret, l’ouvrage Histoire des traductions en langue française d’Yves Chevrel et d’Ellen Moerman. Son travail met en lumière le rôle de « langue relais » que la langue française a joué pour l’Espagne.

Lors des siècles des Lumières il y a une forte augmentation de publications scientifiques, important signe qui marque le progrès. Il faut préciser que le contexte est favorable car, d’un côté on assiste au déclin du latin, puis l’intérêt par les auteurs et scientifiques étrangers produit un mouvement académique qui génère un besoin de traduction, auquel s’y ajoutera la curiosité pour les sciences et les loisirs dits « savants ». C’est dans ce contexte, et profitant de cette abondance de traductions, que S. Juratic établie un échantillon de 200 livres traduits parmi les 17700 titres publiés entre 1716 à 1786. Cet échantillon est dépouillé par un sondage des monographies traduites en français à partir de toutes les langues anciennes et modernes (éditions bilingues ou plurilingues) publiées en France ou hors de France. Le sondage a mis en évidence que le rythme des ouvrages traduits s’accélère au cours du XVIIIe, entre 1716-1786 et davantage entre 1771-1776. Il apparaît que les langues sources des monographies traduites en «Sciences et en Arts sont l’anglais (78), le latin (53), l’allemand (43), l’italien (22) et l’espagnol (4). Quant au lieu d’édition, l’étude révèle que Paris publie 60% de ces traductions. Les périodiques savantes se multiplient et se spécialisent et peu à peu la traduction intégral des articles se développe.

Concernant le deuxième point de sa communication, la prise d’initiatives de traduction peut venir des auteurs eux-mêmes, des commanditaires, publics ou privés, des libraires et des traducteurs qui, en absence des droits d’auteur se substituent à ceux derniers. Le traducteur se définit à ce moment par le fait qu’il traduit, c’est-à-dire, qu’ils ne sont pas des professionnels et la traduction est une activité parmi d’autres, n’est pas leur seul métier.

Enfin, le besoin de traduire les sciences génère une « fabrique de traducteurs » composé par des savants et spécialistes qui ont besoin d’enrichir leur discipline et d’élargir les perspectives de recherche ; des amateurs, souvent issus de l’aristocratie dont la démarche est plutôt militante. C’est le cas d’Émile de Châtelet qui travaillait pour Voltaire, et traduisit Principia de Newton (1759) ou de Marie Geneviève Charlotte Thiroux d’Arconville qui traduisit les Leçons de chimie (1759). Dans cette « fabrique » S. Juratic a distingué aussi les traducteurs dits mercenaires, parmi eux ont joué un rôle important des officiers des écoles militaires qui étaient les seuls à bénéficier d’un enseignement en langues vivantes.

Cette étude permet à l’auteure de conclure que la profession de traducteur relevait d’un itinéraire irrégulier et que dans l’exercice de la profession il éprouvait de difficultés linguistiques pour réaliser les traductions techniques. La traduction scientifique et technique favorisait l’apprentissage des sciences, des langues, la transmission et divulgation des connaissances qui permettaient l’ouverture d’un espace de communication et d’échange scientifique dans lequel on pouvait adhérer ou réfuter les théories étrangères.

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